30.1.08

Banking gamberge.
Les banques sont des vitrines. Elles vendent leur image et leur capacité à faire gagner de l’argent. Elles sont la cheville essentielle du piège qui s’est refermé sur nous. Derrière la vitrine et l’apparence de sérieux, d’efficacité, les banques participent au dynamitage tranquille de nos démocraties.
Le citoyen qui dépose son argent dans son agence devrait intégrer une nouvelle donnée : à la seconde où il remet à son banquier ce qui lui appartient, ces dépôts deviennent, par une loi mécanique, un emprunt pour la banque. Qu’est-ce que le citoyen vient de déposer sinon le fruit de son travail, voire de son héritage ? Qu’est ce que la banque vient d’encaisser sinon de l’argent qui ne lui appartient pas?
Le premier succès des banques et le fait qu’elles soient les entreprises les plus florissantes de la planète repose sur ce hiatus. En créant le monopole de la circulation de l’argent, puis en inventant sa dématérialisation, elles font passer pour un service à leurs clients ce qui est un devoir très rémunérateur pour elles.
Toutes les opérations bancaires se compensent systématiquement entre elles, grâce à des programmes informatiques qui règlent le solde des opérations de compensation. En fin de journée, le solde pour une banque est souvent réduit à zéro. La banque aura autant acheté qu’elle aura vendu sur les marchés financiers. Dans ce sens, on peut postuler que l’argent tel que se l’imagine la plupart des clients des banques, cette propriété physique instantané, n’existe plus.
Le banquier se sert de nos économies pour spéculer sur les marchés et inventer, avec la complicité des traders et autres dealers, de nouveaux produits de plus en plus pointus. Des fonds alternatifs qui donnent la possibilité de vendre du temps et du vent. Vous achetez des titres que vous ne payez qu’à 1% de leur valeur. Vous les revendez dans la foulée en faisant une grosse marge. Et vous empochez le bénéfice. Quand vous êtes à la tête d’une banque, vous êtes souvent à la fois acheteur et vendeur. C’est toujours gagnant pour vous banquier, puisque vous spéculez avec l’argent des autres.

7 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Peux-t-on lancer une petition qui serait adressée au parlement européen pour la destitution de Carlos Zeyen de son poste pour la lutte contre le blanchissement à Europol (eurojust) ?

Y

14:42  
Anonymous Anonyme said...

Pourquoi pas mais une telle pétition ne peut avoir du poids que si les signataires sont des membres du système judiciaire, magistrats,... Enfin, les avocats ont protesté dernièrement et se sont pris de la lacrymo en pleine tronche.. Quant à nous, la bête laborieuse et ignare, je ne pense pas que ce soit très efficace.

Nous avons face à nous des mass-médias chargés de faire écran de fumée pour que personne n'ait envie de s'y intéresser réellement mais quand on a compris cette découverte, plus rien n'est comme avant. Notre regard sur les choses n'est plus le même. On a l'heure juste parce qu'on s'intéresse dorénavant aux choses de façon autonome. C'est notre intuition qui nous guide. La génération de ma mère, celle de la guerre, n'a pas envie de regarder en face la réalité du monde, (je le comprends, c'est pas très beau à voir), et pour mon père de 16 ans plus jeune, lui, c'est endoctrinement et mythes commodes. J'essaie comme je peux qu'il réalise que nous sommes tous dans le même bateau.
Nous ne pouvons plus continuer à fermer les yeux sur l'argent lié à la militarisation et le traffic d'armes sur la planète, nous ne pouvons plus rester les yeux fermés à laisser des multinationales s'accaparer la terre et ses richesses pour leur unique profit, nous devons ouvrir les yeux sur la réalité du régime politique que nous avons en face. C'est une élite monarchique. Tu nous l'as bien montré dans ton doc. Il me semble que nous n'avons pas achevé la révolution de 1789. Remettons-en route la Commune. J'ai adoré le docu fiction de Peter Watkins de 5 heures sur cette Révolution. 2 lignes sur la Commune au programme de la 3ème au Collège. Ca veut tout dire...

16:16  
Anonymous Anonyme said...

Devoir de vacances :

En gros on nous explique que dans un système basé sur le secret (bancaire) tout va bien. (...)

Les avovats des banquiers utilisent leur arme (le pognon). Que peut encore opposer un journaliste ou le citoyen face à cette puissance ? Quand on sait que les politiques ne font pas ou plus le poids, que les juges sont soit muselés soit à la botte, même à droite.

Qu'est-ce qu'on fait ?

17:22  
Anonymous Ji Gong said...

Qu'est-ce qu'on fait ?

On renacle.
On rouscaille.
On proteste.
On écrit.
On gueule.
On engueule.

Bien sûr, c'est limité.

C'est petit.

Mais c'est déjà quelque chose.

Internet, ça sert aussi à ça.

Si on se fait entuber, au moins on montre qu'on s'en rend compte.

Europol a une adresse électronique, par exemple. Et un n° de fax. Comme Clearstream et tous les autres.

Les messages passent peut-être - probablement - directement à la poubelle. Faire court. Très court. Si possible, tout mettre dans le sujet du courriel. Concentration.

C'est simplifié. Tant pis. C'est dit.

18:08  
Anonymous Anonyme said...

C'est très bien écrit et cela sonne juste. La question: comment s'organiser ? Si nous sommes avec des CDD, qu'on ne sait pas où nous serons dans 1 an ou six mois, etc ?

Peut-etre qu'avec internet (avant qu'il ne soit phagocyté et contrôlé par quelques grands groupes industrialo-commercialo-financiers) et des bonnes volontés... ?

18:15  
Anonymous Anonyme said...

bonjour, la lecture des commentaires nous apprends que vous aviez pr�-senti la cata sur les places financi�res 6 mois � l'avance ! L'entr�e des capitaux �trangers dans les banques etasuniennes etc
C'est quoi la suite du plan svp?
" C'est quand qu'on va ou ? "

14:29  
Blogger cygnus said...

Le spectacle est le bouclier d’image du secret, la société écran du mensonge, et consiste en l’inversion du monde en son reflet.
Celui qui voudrait par ce biais révéler la nature du secret entre dans le renversement de sa propre image et se retrouve par là spolier de son réel visage.
Utiliser les armes du secret que sont les médias équivaut assez vite à se tirer une balle dans le pied, où à pénétrer un organisme dont le système immunitaire vous assimilera et vous réduira à ce qu’il veut.
Aux passations obscures du non-vivant opérées par les souverains de ce monde, doivent répondre les vitales passations de vérité d’en dessous le manteau effectuées par les insurgés de cet état de fait. Une vérité qui éclate n’est pas une vérité médiatique classique car la nature du réseau qu’elle traverse en inverse la valeur. Une vérité qui éclate est cette charge nucléaire de sens et de révélation signant l’apocalypse du spectacle intégral amorcée dans la dimension corporelle du vivant. Le seul effet de souffle capable de fendre le bouclier du secret et du mensonge est ce blast de l’esprit , ce flash-over des consciences dont la plénière conflagration se nomme révolution.

13:43  

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